L’unité d’aéronef télépiloté (UAT)

Un drone pour identifier et surveiller les zones sinistrées

Afin d’aider les effectifs de secours engagés dans leurs missions de surveillance de zones ou de personnes en difficulté, il est nécessaire de disposer de nouveaux moyens de vision et de localisation facilement transportables et utilisables dans le plus grand nombre de situations possibles.

Le programme initié par la Croix-Rouge française propose un système vidéo/photo monté sur un drone et destiné à la vision globale d’une zone d’intervention sur une zone étendu ou d’accès difficile notamment en cas d’inondation ; à la recherche de personnes (enfants, Alzheimer…) perdues ou accidentées dans un milieu naturel hostile et/ou difficile d’accès (zone inondée, forêts, parcs) ; mais également pour surveiller et assurer la protection des volontaires et des moyens engagés sur une zone d’intervention.

Le drone permet de limiter l’emploi des hélicoptères pour des missions où leur utilisation n’est pas une nécessité. La Croix-Rouge française s’est dotée d’aéronefs homologués et a constitué une unité de télépilotes formés  à la pratique des drones et axée sur le pilotage en vol opérationnel tactique.

L’intérêt des drones sur le terrain

Sur les missions de secours de grande envergure, telles que les inondations, il est primordial de prioriser et de cibler les opérations et les interventions pour gérer au mieux les ressources humaines et matérielles à disposition. Les prises de vues aériennes offrent une solution idéale pour cartographier des lieux, identifier des besoins ou localiser des sinistrés.

Aujourd’hui deux solutions complémentaires peuvent être adoptées sur le terrain : l’hélicoptère et le drone.

Alors que l’hélicoptère est indispensable pour des missions de sauvetage, de transport et de cartographie globale nécessitant de parcourir de longues distances, il est préférable de faire usage du drone pour les missions de repérage localisés  afin d’optimiser les temps et coûts de déploiement.

Tout ce qu’un hélicoptère peut faire, un drone le peut aussi, mais à un coût nettement moindre. D’un point de vue logistique, les drones offrent une souplesse d’emploi, ne nécessitant aucun héliport. Maniable et réactif, le drone prendra en charge la prise de vue aérienne locale, permettant d’assister les nombreuses opérations mineures.

La répartition sur plusieurs zones stratégiques de plusieurs dispositifs offre une couverture aérienne de précise de différentes zones,  qui est d’autant plus efficace qu’elle consiste en un retour vidéo en direct qui est très utile pour les centres opérationnels qui peuvent exploiter les vidéos en temps réel pour mieux anticiper les situations et les moyens nécessaires.

Le repérage des zones sinistrées constitue une ressource précieuse durant la gestion de la crise. Les prises de vues aériennes du drone permettent de suivre l’évolution de la montée des eaux, de décider du lancement ou non des interventions, de rectifier les prévisions de décrues, et déployer les ressources (volontaires, équipe nautique, véhicules) au niveau des zones les plus pertinentes.

Le drone équipé d’une caméra haute définition permet de survoler une zone sinistrée à basse altitude et en temps réel. Il est ainsi possible de cartographier les zones sinistrées et d’organiser un plan basé sur l’évaluation des dégâts précis.

 

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